Repsol privée de deux concessions.

jeudi 15 mars 2012.

La compagnie pétrolière hispano-argentine Repsol YPF s’est vu retirer deux concessions par une province du sud de l’Argentine, en raison d’un contentieux sur son niveau d’investissements, et a indiqué dans la foulée qu’elle contesterait la décision en justice.

Le gouverneur de la province de Chubut, Martin Buzzi, a annoncé lors d’une cérémonie officielle à la frontière avec la province de Santa Cruz, où la compagnie exploite également des gisements, que Repsol YPF se verrait retirer deux concessions sur son territoire, immédiatement, l’entreprise a publié un communiqué affirmant qu’elle prendra les mesures légales opportunes pour garantir la défense de ses droits.

Les provinces du Chubut et de Santa Cruz, parmi les plus importants producteurs de pétrole en Argentine, avaient lancé un ultimatum donnant à la compagnie, accusée de ne pas respecter ses engagements financiers, jusqu’au 13.03.2012 pour annoncer un plan d’investissements pour augmenter la production de 15%.

Le gouvernement argentin fait pression sur les compagnies pétrolières pour qu’elles augmentent leur production nationale, la facture pétrolière du pays ayant bondi l’an dernier de 110%, pour atteindre 9,4 milliards de dollars.

Trois provinces, Chubut, Santa Cruz et Mendoza accusent Repsol YPF de ne pas remplir ses engagements, la province de Santa Cruz est le fief de la présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Dans son communiqué, l’entreprise assure qu’elle a respecté les objectifs d’investissements stipulés à l’article 31 de la loi sur les hydrocarbures sur les zones concernées.

Dans la province de Chubut on observe un accroissement ininterrompu des investissements depuis 2009, pour atteindre 350 millions de dollars en 2001, ce qui représente une augmentation totale de 236% sur cette période.

Le ministre de la Justice de la province, Javier Tourinan, a précisé que le retrait des concessions ne serait pas immédiat.

Ces deux concessions de Chubut représentent 2% de son exploitation de brut et quasiment 4% de sa production d’hydrocarbures au niveau national.

La loi argentine autorise l’État à revoir les permis d’exploitation et à réduire les aires concédées, selon certains critères.

L’entreprise, privatisée dans les années 90 pour 16 milliards de dollars, est le leader sur le marché des combustibles en Argentine et contrôle 52% des capacités de raffinage du pays, elle dispose d’un réseau de 1600 stations-service.


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